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Itinéraire de Garipçe à Rumeli Feneri pour découvrir les derniers villages de pêcheurs du Bosphore

Succombez au charme de Garipçe et Rumeli Feneri, joyaux préservés du Bosphore. Explorez ces villages de pêcheurs authentiques avec notre guide complet.

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L’air change brusquement dès que l’on dépasse Sariyer. Ce n’est plus l’odeur de la ville, mais celle du large, un mélange d’iode et de gazole qui s’échappe des vieux chalutiers colorés. Dimanche dernier, vers 9h30, je m’installais à une petite table en bois chez Aydın Balık, à Garipçe. Le vent de la Mer Noire secouait déjà les nappes à carreaux alors qu’on me servait un Kahvaltı fumant pour 750 TL (exactement 15 EUR). À cet instant précis, coincé entre les piliers colossaux du troisième pont et les vestiges d’une citadelle génoise dévorée par la végétation, on oublie totalement les seize millions d’habitants qui s’agitent à quelques kilomètres au sud.

Garipçe et Rumeli Feneri sont les derniers remparts avant le grand bleu, deux villages où le rythme de la journée est encore dicté par la sortie des bateaux et la force des courants. On ne vient pas ici pour le luxe lisse des quartiers branchés, mais pour la rudesse poétique d’un Istanbul qui refuse de devenir une simple pièce de musée pour touristes. Le bus 150, que je prends depuis la station de métro Hacıosman, serpente à travers la forêt de Belgrad avant de plonger vers la côte ; c’est un trajet de 40 minutes que je ne me lasse jamais de faire, même quand le véhicule est bondé. C’est ici, à la pointe septentrionale du Bosphore, que je vous emmène pour une escapade sauvage entre deux phares et deux forteresses, là où la ville s’arrête enfin pour laisser place aux embruns.

L’ascension vers le Nord : Comment rejoindre le bout du monde

Oubliez le tumulte de Sultanahmet ; pour toucher du doigt la véritable fin du Bosphore, il faut impérativement monter jusqu’au terminus de la ligne de métro M2 à Hacıosman. C’est ici que commence la mutation brutale d’Istanbul : en quelques minutes, vous passez des gratte-ciel étouffants de Maslak à l’ombre fraîche et dense de la forêt de Belgrade.

Le trajet en Bus 150 est une expérience en soi. Pour environ 40 TL (soit 0,80 EUR) avec votre Istanbulkart, vous embarquez pour 45 minutes de virages serrés à travers les bois. J’ai un souvenir précis d’un trajet en octobre dernier où, assis côté fenêtre, j’ai vu le brouillard se lever sur les arbres alors que vingt minutes plus tôt, j’étais entouré de béton et de verre. C’est ce contraste qui rend cette escapade si précieuse. Si vous avez déjà exploré la balade sur le Bosphore Nord entre le parc d’Emirgan et les quais de Sarıyer, vous savez que cette zone est le poumon vert de la ville, mais ici, on entre dans une dimension encore plus sauvage.

Un petit bémol : le bus 150 n’est pas extrêmement fréquent, surtout en semaine. Si vous arrivez à Hacıosman et que le prochain départ est dans 40 minutes, ne restez pas à attendre sur le quai grisâtre. Prenez n’importe quel bus descendant vers Sarıyer (très fréquents), profitez d’un thé rapide au bord de l’eau, et rattrappez le 150 à son passage sur les quais. C’est beaucoup plus agréable et cela ne vous coûtera rien de plus en temps de trajet réel.

Guide pratique pour le transport

  1. Empruntez la ligne de métro M2 (verte) jusqu’à son terminus, la station Hacıosman.
  2. Sortez du métro en suivant les indications “Otobüs Durakları” pour rejoindre la gare routière en surface.
  3. Validez votre trajet sur le Bus 150 (direction Rumeli Feneri) en utilisant votre Istanbulkart chargée d’au moins 40 TL (0,80 EUR).
  4. Installez-vous de préférence du côté droit du bus pour profiter des premières trouées bleues sur le Bosphore après la forêt.
  5. Descendez à l’arrêt “Garipçe Köyü” pour commencer votre itinéraire à pied vers le nord.

Garipçe : Un mouchoir de poche entre rochers et forteresse

Garipçe n’est pas une simple étape de passage ; c’est une parenthèse brute où le rythme effréné d’Istanbul vient mourir contre les falaises du Bosphore. Ici, pas de boutiques de souvenirs ni de menus traduits en dix langues, et c’est précisément ce qui fait sa valeur.

L’âme du village sur la place centrale

Dès 10h du matin, la petite place du village s’anime d’une manière très particulière. Ce n’est pas le tumulte, mais le cliquetis sec des dés sur les plateaux de backgammon (tavla) qui donne le tempo. J’aime m’y arrêter pour un thé rapide, juste pour observer les anciens échanger des regards qui en disent long sur l’histoire de ce port de pêche. C’est l’endroit idéal pour mettre en pratique ce que vous savez sur le savoir-vivre en Turquie : un salut discret et une attitude posée vous ouvriront bien plus de sourires qu’une approche de touriste pressé.

À l’assaut du Garipçe Kalesi

Pour prendre de la hauteur, dirigez-vous vers la forteresse génoise (Garipçe Kalesi ou Ceneviz Kalesi). Je vous conseille d’être particulièrement prudent : le site est resté totalement sauvage, ce qui signifie que les marches sont inégales, parfois glissantes et qu’aucun garde-fou ne sécurise la montée. C’est brut, presque intimidant, mais une fois au sommet, le contraste entre les ruines de pierre et la silhouette ultra-moderne du pont Yavuz Sultan Selim est saisissant. Si vous avez le vertige, contentez-vous du premier palier, la vue y est déjà superbe sans être risquée.

Sensations portuaires et pain chaud

En redescendant vers le port, laissez-vous guider par l’odeur irrésistible qui s’échappe du petit fournil local. J’ai le souvenir précis d’un mardi matin où le boulanger sortait ses miches dorées juste au moment où les pêcheurs déchargeaient leurs filets. Pour environ 25 TL (soit 0,50 EUR), vous aurez un morceau de bonheur fumant à la main. C’est le luxe de Garipçe : un plaisir simple, sans artifice, à déguster sur le quai en regardant les bateaux osciller.

Sarp’s Insider Tip: Évitez absolument le dimanche. Les Stambouliotes s’y ruent pour le Kahvaltı et les routes deviennent un parking géant. Un mardi matin est idéal.

Le rituel du Kahvaltı face au troisième pont

Oublier le petit-déjeuner à Garipçe, c’est passer à côté de l’âme même de ce village de pêcheurs. Ici, le Kahvaltı n’est pas un simple repas, c’est une occupation à plein temps qui s’étire sur plusieurs heures, rythmée par le ballet des pétroliers qui entrent dans la mer Noire.

Pour environ 750 TL (soit 15 EUR) par personne, vous accédez à un festin pantagruélique. Les tables croulent sous les olives charnues, le kaymak (crème de lait) onctueux, les fromages de pays et les œufs préparés à la demande. Lors de ma dernière venue un mardi matin — le meilleur moment pour éviter la foule — le patron du petit café m’a glissé une coupelle sombre : le miel de châtaignier local. Ne vous attendez pas à la douceur classique du miel de fleurs ; celui-ci possède une amertume boisée unique, presque médicinale, qui réveille les papilles après une dose de fromage salé. C’est un goût acquis, mais c’est le goût authentique du Bosphore Nord.

Une vue entre tradition et démesure

Le contraste est frappant : d’un côté, des barques en bois fatiguées et des filets qui sèchent, de l’autre, l’immensité du pont Yavuz Sultan Selim. Cette prouesse architecturale, avec ses piliers qui semblent toucher le ciel, surplombe le village sans pour autant l’écraser. Si le vent du nord souffle trop fort — ce qui arrive souvent ici — les terrasses les plus proches de l’eau peuvent devenir fraîches. Mon conseil : installez-vous dans l’un des établissements légèrement en retrait mais en hauteur pour garder la vue tout en protégeant votre çay du refroidissement express.

Bien que Garipçe soit plus sauvage, l’ambiance communautaire me rappelle souvent l’esprit de Kuzguncuk, ce quartier que j’affectionne tant de l’autre côté de la ville, où le temps semble également s’être arrêté.

Où s’installer pour le meilleur Kahvaltı ?

Type d’établissementBudget approx.Atout principalConseil de Sarp
Bord de quai800 TL (16 EUR)Proximité immédiate de l’eauAttention aux éclaboussures par grand vent.
Terrasse en hauteur750 TL (15 EUR)Vue panoramique sur le pontIdéal pour les photographes.
Café de la place600 TL (12 EUR)Ambiance villageoise localeMoins de vue, mais plus de calme.
Restaurants de poisson900 TL (18 EUR)Produits de la mer ajoutésTestez leurs calamars grillés en extra.

Petit bémol à anticiper : Le week-end, dès 10h30, les places en bord de mer sont prises d’assaut et le service peut devenir un peu lent. Arrivez avant 9h00 ou privilégiez une visite en semaine pour savourer le silence, seulement interrompu par les cris des mouettes et le grondement lointain du trafic sur le pont.

En route vers Rumeli Feneri : Entre vaches et falaises

Quitter Garipçe pour Rumeli Feneri à pied est la seule façon de sentir physiquement la transition entre les eaux calmes du Bosphore et les courants brutaux de la Mer Noire. C’est un tronçon de trois kilomètres qui offre une bouffée d’oxygène rare à Istanbul, loin du béton oppressant du centre-ville.

La marche ou le bus 150 ?

Pour ce trajet, j’ai une préférence marquée pour la marche (comptez environ 40 minutes), car elle permet de capter des détails qu’une vitre de bus occulte. Si vos jambes réclament du repos, le bus 150 passe régulièrement et vous y dépose en 5 minutes pour environ 25 TL (soit 0,50 EUR avec votre Istanbulkart).

Lors de ma dernière reconnaissance en avril dernier, j’ai croisé un groupe de randonneurs un peu perdus car ils s’attendaient à un sentier balisé en forêt. Soyons clairs : c’est une route goudronnée, pas un sentier de haute montagne. Mais quel paysage ! À votre droite, les falaises plongent dans l’écume, et à votre gauche, vous tomberez sur un spectacle surréaliste : des vaches qui paissent tranquillement au bord de la chaussée, indifférentes au passage des rares voitures.

Sarp’s Insider Tip: Si vous marchez entre les deux villages, restez sur le bas-côté : la route est étroite et les camions de chantier du pont passent parfois assez vite.

L’arrivée au port de Rumeli Feneri

L’approche de Rumeli Feneri marque un vrai changement d’échelle. Contrairement au côté “carte postale” un peu serré de Garipçe, le port ici est vaste, plus industriel et profondément ancré dans sa fonction première. On y sent l’odeur du gasoil mélangée au sel et au poisson frais. Les chalutiers, bien plus imposants, témoignent de la dureté du métier de pêcheur en Mer Noire.

Le village semble s’étendre avec plus de liberté sur la colline. C’est ici que la randonnée prend tout son sens : on arrive dans un lieu qui ne cherche pas à plaire aux touristes, mais qui vit au rythme des marées. Prenez le temps d’observer les filets de pêche empilés sur les quais avant de monter vers le phare.

Le phare et la citadelle : Là où le Bosphore s’achève

On ne vient pas à Rumeli Feneri pour chercher le confort des quartiers branchés, mais pour le frisson brut de se tenir au point de rupture entre deux mondes. Ici, la ville s’arrête net pour laisser place à l’immensité grise ou turquoise de la Mer Noire.

La citadelle génoise : un colosse de pierre face aux vagues

La forteresse génoise, construite au XVIIe siècle, est un terrain de jeu fascinant pour ceux qui aiment l’histoire sans barrières de sécurité. Lors de ma dernière visite un mardi après-midi, j’étais seul à errer sous les voûtes de pierre, là où les canons pointaient autrefois pour protéger l’entrée du détroit. C’est un lieu magnifique mais un peu délaissé : le sol est inégal et les courants d’air s’engouffrent partout. Mon conseil : portez des chaussures avec une bonne adhérence, car les pierres peuvent être glissantes à cause de l’humidité marine. L’entrée est gratuite, mais le spectacle des vagues se brisant contre les remparts vaut bien plus qu’un billet de musée.

Le phare et le mystère de Saltuk Baba

Le Fener (phare) n’est pas qu’un simple monument ; c’est un guide pour les pétroliers géants qui défilent à un rythme hypnotique. Mais ce qui rend ce lieu unique, c’est qu’il abrite le sanctuaire de Saltuk Baba. C’est l’un des rares endroits au monde où un lieu de culte mystique se trouve à l’intérieur même d’une structure de signalisation maritime. L’atmosphère y est chargée de silence. On raconte que ce saint protège les marins. C’est un contraste saisissant : la technologie moderne du phare qui surplombe la piété ancestrale de la petite salle de prière.

Si l’air marin vous ouvre l’appétit, vous penserez sans doute à l’art du Balık Ekmek à Istanbul que l’on trouve habituellement sur les quais de la ville. Ici, l’ambiance est plus sauvage, mais le poisson n’en est que plus frais.

Sarp’s Insider Tip: Prévoyez un coupe-vent, même en été. Le vent de la Mer Noire ne pardonne pas une fois sur les remparts de la forteresse.

Les incontournables de Rumeli Feneri

Pour ne rien rater de cette étape, voici mon ordre de priorité :

  1. Les voûtes de la citadelle pour l’acoustique et l’ombre fraîche en plein été.
  2. Le chemin de ronde pour observer le défilé ininterrompu des navires de marchandises.
  3. Le sanctuaire de Saltuk Baba pour le calme absolu, loin du bruit du moteur des bus.
  4. La jetée du port pour voir les pêcheurs locaux décharger le poisson du jour (comptez environ 100 TL, soit 2 EUR, pour un thé et une petite collation sur le port).
  5. Le point de vue sud, idéal pour photographier le phare avec le nouveau pont Yavuz Sultan Selim en arrière-plan.

Festin de poisson frais : Le choix des connaisseurs

Si vous cherchez des serveurs en livrée et des violonistes, faites demi-tour immédiatement : à Rumeli Feneri, on ne vient pas pour le décorum, mais pour l’assiette. La dernière fois que je me suis attablé chez Mendirek, juste au bout de la jetée, le patron m’a simplement montré deux Palamut (bonites) encore luisants de l’eau du Bosphore en me demandant : « Lequel ? ». Pas de menu plastifié, pas de chichis. C’est cette authenticité brute qui fait de ces villages les derniers bastions du goût stambouliote.

Barınak ou Mendirek : l’authenticité au bout du quai

À Rumeli Feneri, mon cœur balance souvent entre Barınak et Mendirek. Chez Barınak, l’ambiance est un peu plus familiale, tandis que Mendirek offre cette vue imprenable sur les vagues qui s’écrasent contre la digue. Ici, le service est direct, parfois un peu brusque si le restaurant est plein à craquer le dimanche après-midi. Mon conseil de local : arrivez vers 14h00 en semaine. Vous éviterez la foule et le personnel aura le temps de vous expliquer quel poisson est arrivé le matin même. Si le service vous semble trop expéditif, ne le prenez pas personnellement ; c’est la culture des pêcheurs. Souriez, commandez un verre de Rakı, et laissez la magie opérer.

Lüfer, Palamut et Meze : le goût de la saison

La règle est simple : on mange ce que la mer donne. Entre septembre et janvier, ne passez pas à côté du Palamut grillé ou du prestigieux Lüfer (tassergal), le roi du Bosphore. Accompagnez le tout de quelques Meze simples : une salade de roquette croquante, du fromage blanc citronné et une purée de fèves (Fava). Un beau poisson grillé, préparé avec une simplicité biblique — juste du sel, de l’huile d’olive et du feu — vous coûtera entre 800 et 1200 TL (environ 16 à 24 EUR) selon la taille et l’arrivage. C’est le prix de l’exceptionnel, loin des pièges à touristes de Sultanahmet. Ici, on finit souvent par manger avec les doigts pour ne pas laisser une miette de la joue du poisson, la partie la plus tendre, sous l’œil approbateur des vieux marins de la table d’à côté.

FAQ sur l’escapade de Garipçe à Rumeli Feneri

Quel est le meilleur moment de l’année pour faire cette balade ?

La saison idéale s’étend de septembre à novembre. C’est le moment où la migration des poissons bat son plein, garantissant un Palamut ou un Lüfer d’une fraîcheur absolue dans les assiettes. La lumière d’automne sur le Bosphore est également beaucoup plus douce pour la marche entre les deux villages, évitant la chaleur étouffante de juillet.

Comment se rendre à Garipçe et Rumeli Feneri sans voiture ?

C’est très simple : prenez le métro M2 jusqu’au terminus Hacıosman, puis sautez dans le bus 150. Il serpente à travers la forêt de Belgrade avant de desservir Garipçe puis Rumeli Feneri. Comptez environ 40 minutes de bus. Le trajet coûte moins d’un euro et offre des vues spectaculaires sur le troisième pont.

Faut-il réserver sa table pour manger du poisson le week-end ?

Si vous prévoyez d’y aller un dimanche, la réservation est indispensable, surtout chez Mendirek. Ces villages sont les destinations favorites des familles stambouliotes pour le Kahvaltı (petit-déjeuner) et le déjeuner tardif. Si vous n’avez pas réservé, visez un créneau décalé comme 15h30 pour trouver une place sans attendre une heure sur le quai.

Conclusion

Quand le bus 150 s’ébroue enfin pour quitter le terminus de Rumeli Feneri, une fatigue saine s’installe, celle des jambes qui ont foulé la terre et des yeux qui ont pris le large. À travers la vitre un peu piquée par le sel, le soleil décline sur la Mer Noire, teintant les collines d’un ocre profond. C’est le moment précis où la dualité d’Istanbul frappe le plus : d’un côté, l’aspect brut et immuable de ces derniers villages de pêcheurs, de l’autre, la silhouette technologique du pont Yavuz Sultan Selim qui commence à scintiller au-dessus des flots.

Je me souviens d’un retour en octobre dernier ; j’avais encore les mains fraîches de l’air marin et j’observais, par la fenêtre arrière, les derniers filets de pêche s’entasser sur les quais alors que nous prenions de la vitesse sur la route sinueuse. C’est une mélancolie douce, presque nécessaire, qui accompagne ce trajet. Pour que ce retour reste un plaisir, un petit conseil d’expert : vérifiez bien le solde de votre Istanbulkart avant de partir de Sarıyer le matin (le trajet retour coûte environ 30 TL, soit 0,60 EUR). Il n’y a aucune borne de recharge automatique une fois arrivé à Rumeli Feneri, et rien ne casse plus le charme que de devoir négocier un passage auprès du chauffeur.

En voyant les premières lumières des grat-ciels de Maslak poindre à l’horizon, on réalise que cette escapade n’est pas qu’une simple visite touristique, c’est une respiration vitale. La force d’Istanbul réside dans ce paradoxe : savoir que la nature sauvage et les embruns se cachent juste là, aux portes de la mégalopole, attendant patiemment que l’on vienne s’y perdre pour mieux se retrouver. Gardez ce goût de sel et de vent sur vos joues le plus longtemps possible avant de replonger dans le tumulte électrique de la ville.

Bateaux de pêche colorés dans le port de Rumeli Feneri avec son phare.

Le phare blanc de Rumeli Feneri domine le village de pêcheurs au bord du Bosphore.

Tours et murailles en ruines de la forteresse de Rumeli Feneri sur la côte.

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