Vous descendez du tramway T1 à Çemberlitaş, au pied de la colonne de Constantin. Le hammam voisin demande 1 600 TL pour le bain simple sans massage ; j’y entre à 8 h 30 dès l’ouverture pour éviter l’attente qui dépasse souvent une heure dès midi. En face, vous payez 35 TL un thé noir dans la cour du Çorlulu Ali Paşa Medresesi. La fumée des narguilés y pique vite les yeux, alors choisissez une table sous les arcades à gauche de l’entrée. Vous traversez ensuite la cour pavée de la mosquée Nuruosmaniye avant de rejoindre le Grand Bazar par la porte 1. Dans les coursives du Vezir Hanı à Cağaloğlu, vous trouvez enfin les ateliers des ciseleurs d’argent et des relieurs de presse, directement accessibles sans droit d’entrée.
À la descente du tramway T1 à l’arrêt Çemberlitaş, où chaque passage coûte 46,20 TL (environ 0,92 €) sur votre İstanbulkart, les rails longent directement des colonnes romaines noircies et des madrasas reconverties en salons de thé. À quelques pas de la foule compacte de Sainte-Sophie, la majorité des visiteurs contourne sans s’arrêter la colonne de Constantin, pourtant érigée ici en l’an 330. Ce fût de porphyre rouge ceinturé de frettes métalliques marque l’ancien forum romain et signale le point d’entrée vers des ruelles que les parcours touristiques habituels négligent presque toujours.
En descendant vers le nord en direction de Cağaloğlu, vous quittez l’axe rectiligne de Divanyolu pour aborder le quartier historique de la presse et de l’édition stambouliote. Si les sièges des grands quotidiens ont déménagé vers la périphérie à la fin du siècle dernier, vous trouverez encore au fond de cours austères des relieurs d’art, des typographes et des marchands de papier marbré. Ce tissu artisanal borde des institutions architecturales majeures, où le bain ottoman reste en activité depuis l’époque classique. Choisir un hammam historique à Istanbul demande d’ailleurs du discernement : les établissements restaurés pour les visiteurs internationaux et les bains fréquentés par les habitants du quartier obéissent à des codes de service et des grilles de tarifs distinctes.
Pour parcourir ces deux quartiers avec précision, vous devez prévoir au moins deux à trois heures de marche. Les ruelles pavées descendent en pente raide vers la gare de Sirkeci, devenant vite glissantes dès que le taux d’humidité grimpe, et la signalétique patrimoniale fait défaut dès que l’on quitte l’avenue principale. Sans repères précis sur la topographie des hans de commerce et les horaires de travail des artisans, il reste facile de passer à côté des passages d’accès les plus anciens.
Conseil de terrain : J’arrive souvent dans ce secteur vers 8 h 30, avant l’ouverture des boutiques. En entrant dans la cour de la madrasa de Çorlulu Ali Paşa pour commander un thé noir servi au verre (comptez une fourchette de 30 TL à 50 TL, soit 0,60 € à 1 € selon les salons de thé), vous observerez les artisans ouvrir leurs rideaux de fer dans un calme que le reste de la presqu’île a déjà perdu à cette heure.
La colonne de Constantin et le carrefour de Çemberlitaş
En descendant du tramway T1 à l’arrêt Çemberlitaş, la colonne de Constantin se dresse immédiatement sur la place pavée qui longe l’avenue Divan Yolu. Érigé en 330 lors de la dédicace solennelle de Constantinople par Constantin Ier, ce monument occupait le centre exact du Forum de Constantin, l’ancien cœur civique et cérémoniel de la cité impériale. Le fût se composait à l’origine de tambours massifs en porphyre rouge taillés dans les carrières du désert oriental égyptien, surmontés d’une statue de l’empereur coiffé d’une couronne solaire.
Les séismes répétés et les flammes ont profondément altéré la pierre antique au fil des siècles. Après le grand incendie de 1779, qui laissa la colonne noircie et fendue au point que les Stambouliotes la désignèrent sous le nom de Yanıktaş (« la pierre brûlée »), le pouvoir ottoman renforça l’ensemble. Le sultan Abdülhamid Ier fit alors cercler chaque bloc de tambours avec des anneaux de fer forgé, fixant la silhouette qui donna au carrefour son appellation actuelle de Çemberlitaş, littéralement « la pierre cerclée ».

La première fois que j’ai voulu photographier les détails des cerclages de fer, je me suis fait bousculer par le flot des navetteurs un mardi matin à 8 h 15. J’ai vite compris la manœuvre : pour observer le porphyre sans gêner la circulation piétonne, je me cale désormais contre la rambarde du salon de thé d’en face, là où le trottoir s’élargit de deux mètres et offre une perspective dégagée sur les blocs de fondation.
Le monument est accessible gratuitement à toute heure du jour et de la nuit depuis la voie piétonne. Derrière les grilles de protection métallique, vous observerez le socle massif en maçonnerie ottomane qui enrobe les blocs de fondation byzantins enfouis sous le niveau actuel de la chaussée. À cet endroit précis, le flux continu des piétons croise les rames de tramway toutes les trois minutes, marquant la frontière physique entre l’agitation commerciale de Divan Yolu et l’entrée des ruelles calmes de Cağaloğlu.
Les vapeurs séculaires du hammam de Çemberlitaş
Construit en 1584 par le maître d’œuvre impérial Mimar Sinan sur ordre de Nurbanu Sultan, mère du sultan Murad III, cet établissement thermal double fonctionne sans interruption le long de l’ancien Divan Yolu. L’édifice a été bâti pour financer l’entretien de la mosquée Atik Valide située sur la rive asiatique. Les dômes massifs sont percés de dizaines d’oculi en verre concave, appelés « yeux d’éléphant », qui captent le soleil pour projeter des faisceaux lumineux dans la brume saturée d’humidité. Ce hammam historique à Istanbul applique dès son origine une séparation physique stricte : les hommes et les femmes disposent d’entrées indépendantes et de salles chaudes en miroir, chacune équipée de son propre göbektaşı, la vaste table octogonale en marbre chauffée par le sous-sol.
Vous devez prévoir au moins 1 heure 30 pour effectuer l’ensemble du parcours sans précipitation. À l’accueil, le personnel vous remet un peştemal en coton ainsi que des socques avant de vous orienter vers les cabines individuelles d’époque, disposées sur plusieurs niveaux autour de la cour d’entrée. L’immersion commence par une vingtaine de minutes de repos allongé sur le göbektaşı pour déclencher la sudation et détendre les muscles. Le préposé procède ensuite au kese, un gommage vigoureux réalisé à l’aide d’un gant de soie grège ou de poils de chèvre qui élimine les peaux mortes, suivi d’un savonnage intégral générant un nuage de mousse d’huile d’olive tiède.

Lors de ma dernière visite matinale un jeudi à 9 h 10, j’ai bêtement gardé mes lunettes de vue en entrant dans la pièce chaude : la buée instantanée m’a masqué le sol mouillé et j’ai heurté la première marche en marbre. Depuis cet incident, je laisse tout dans le casier individuel en bois du vestiaire, et je m’assure d’avoir préparé 300 TL en coupures propres pour le pourboire du préposé au savon avant même d’enfiler le peştemal.
Conseil de Sarp : Au hammam de Çemberlitaş, évitez la formule de massage complète proposée à l’accueil si vous manquez de temps. Le simple bain libre avec serviettes fournies permet de profiter du marbre chaud sous la coupole centrale de Sinan pour 3 200 TL (64 EUR) sans faire la queue pour le masseur.
En arrivant un mardi à 8 h 30, la vapeur matinale est claire et la salle chaude ne compte qu’une poignée d’usagers, ce qui évite l’attente prolongée auprès des kurnas, les vasques en marbre murales. À partir de 14 heures, l’affluence en provenance de l’arrêt de tramway Çemberlitaş allonge les délais d’attente pour les soins corporels. Pour un forfait standard comprenant l’accès aux bains, le kese et le lavage moussant, comptez environ 4 050 TL (81 EUR). Le paiement s’effectue en caisse au rez-de-chaussée, mais prévoyez des espèces en coupures de 100 TL ou 200 TL pour gratifier le personnel de service en fin de séance.
| Formule de bain | Durée recommandée | Tarif constaté 2026 | Modalités du service |
|---|---|---|---|
| Bain libre (kendi kendine) | 60 minutes | 3 200 TL (64 EUR) | Savonnette et peştemal fournis, accès autonome au göbektaşı |
| Bain traditionnel complet | 90 minutes | 4 050 TL (81 EUR) | Gommage au kese (15 min) et lavage moussant sur marbre |
| Formule avec massage à l’huile | 110 minutes | 5 200 TL (104 EUR) | Bain traditionnel suivi de 30 minutes de modelage corporel |
| Bain d’argile (kil maskesi) | 100 minutes | 3 600 TL (72 EUR) | Bain traditionnel complété par un enveloppement purifiant |
Les vestiaires ferment leurs portes à 23 heures, le dernier accès en cabine étant accepté jusqu’à 22 heures.
Pause sous les arcades de Çorlulu Ali Paşa Medresesi
Érigé au début du XVIIIe siècle, ce complexe d’enseignement théologique ottoman abrite une cour pavée ceinte de colonnades et couverte de vignes vierges, située à quelques pas de l’arrêt de tramway Çemberlitaş. Dans cette madrasa autrefois vouée à l’étude coranique, l’établissement Erenler Nargile fait vivre un espace de repos traditionnel où les bancs de bois bas, recouverts de kelims patinés, s’alignent sous des dizaines de lanternes en verre coloré.
La boisson la plus commandée reste le café turc cuit lentement sur des braises de charbon incandescentes, servi dans de petites tasses en porcelaine pour 120 TL (2,40 EUR). La cuisson produit une émulsion dense et une amertume ronde. Si la faim vous gagne après cette halte, je vous suggère de marcher quinze minutes vers l’ouest pour manger un kebab d’exception dans les adresses historiques entre Fatih et Aksaray. Autour des tables basses de la cour, les habitués commandent un narguilé aux arômes de pomme ou de menthe, dont les volutes bleutées montent vers les coupoles de brique.
Conseil de terrain : Les serveurs circulent à vive allure avec leurs plateaux suspendus en laiton et prennent les commandes d’un signe de tête. Si vous ne fumez pas, installez-vous sur le côté ouest de la cour, directement sous la trouée d’aération des vignes, où l’air reste nettement plus respirable que sous les voûtes aveugles du fond.
La configuration encaissée de la cour retient la fumée de manière importante. En fin d’après-midi et en soirée, la concentration de charbon et de tabac devient très lourde pour les personnes sensibles. Pour profiter des lieux dans des conditions confortables, prévoyez votre halte entre 11h00 et 14h00. Durant cette plage horaire, les braises sont déjà parfaitement vives, l’ambiance sonore se limite au frottement des dominos sur le bois, et les places assises sous le feuillage restent faciles d’accès sans attente à l’entrée.
La mosquée Nuruosmaniye et l’accès au Grand Bazar
Commandée en 1748 par Mahmud Ier et achevée en 1755 sous le règne de son frère Osman III, la Mosquée Nuruosmaniye marque l’introduction officielle du baroque ottoman dans l’architecture impériale. En arrivant depuis Çemberlitaş, vous quittez la rigueur géométrique classique pour entrer dans une cour semi-circulaire bordée d’arcades en marbre blanc de Marmara, une forme sans précédent dans l’Empire. À l’intérieur, la vaste coupole repose sur des arcs surbaissés percés de dizaines de fenêtres qui inondent la salle de prière d’une clarté inhabituelle pour les édifices de cette période. L’accès est gratuit en dehors des cinq prières quotidiennes.
Pour votre itinéraire reliant Sultanahmet au Grand Bazar, cette étape constitue le point de passage naturel vers le cœur commercial de la péninsule. En franchissant la porte nord-ouest du complexe religieux, vous débouchez immédiatement sur une place pavée faisant face à la Nuruosmaniye Kapısı, la porte numéro 1 du marché couvert.

Conseil de terrain : Sur ce parvis, les rabatteurs de tapis abordent systématiquement les marcheurs hésitants en demandant d’où ils viennent pour engager la conversation. Pour traverser l’esplanade sans être interrompu, ne ralentissez pas au milieu des dalles et dirigez votre regard directement vers l’arche en pierre du bazar, en longeant le muret sur votre droite.
Le passage sous cette arche monumentale ornée d’armes ottomanes sculptées vous fait basculer de l’espace religieux vers l’artère principale du marché, Kalpakçılar Caddesi. Si vous prévoyez ensuite de prolonger votre marche vers le nord en direction du quartier marchand, vous pouvez poursuivre cet itinéraire dans les hans de Sirkeci et le patrimoine du quartier de la Grande Poste. La porte Nuruosmaniye ouvre ses grilles métalliques du lundi au samedi de 8 h 30 à 19 h 00 et reste fermée les dimanches ainsi que les jours de fêtes religieuses.
Dans les ateliers d’orfèvrerie et d’imprimerie de Cağaloğlu
Le quartier de Cağaloğlu a constitué durant plus d’un siècle le centre névralgique de la presse turque et de l’édition sous l’appellation historique de Bab-ı Âli. Après le départ des grands quotidiens vers la périphérie dans les années 1990, les grands bâtiments administratifs ont laissé place à des réseaux d’ateliers spécialisés. La production de masse a disparu au profit de micro-structures dédiées à la reliure manuelle, au façonnage d’étuis sur mesure et aux étapes techniques de l’orfèvrerie, notamment le sertissage de pierres et la fonte de métaux précieux pour le Grand Bazar voisin.
Pour observer ces métiers, il faut pousser les portes cochères qui percent les façades austères de la rue. Un Han ottoman comme le Kalcılar Hanı, érigé au XVIIIe siècle, fonctionne selon une organisation verticale stricte : les boutiques de négoce occupent le rez-de-chaussée, tandis que les étages distribuent les postes de travail le long de coursives ouvertes. Vous y entendrez le martèlement régulier des ciseleurs sur argent et le sifflement des chalumeaux à gaz dès le début de matinée. Les artisans travaillent souvent la porte entrouverte pour faire circuler l’air chargé de limaille et de produits de décapage.

Au deuxième étage du Kalcılar Hanı, je me suis un jour retrouvé par erreur dans l’atelier minuscule d’un fondeur alors que je cherchais l’échoppe d’un marbreur. Loin de s’agacer de mon intrusion, l’artisan a écarté ses pinces, m’a pointé du doigt un tabouret en bois usé et a crié par la fenêtre pour me faire apporter un thé à 10 TL avant de reprendre la fusion de ses lingots d’argent sous mes yeux.
Conseil de Sarp : Pour admirer le travail du métal sans déranger, montez au premier étage du han situé juste derrière la fontaine de Nuruosmaniye vers 10h30. Les fenêtres d’atelier donnent sur le puits de jour et laissent voir la dorure à la feuille sans que vous n’ayez à entrer dans les espaces privés.
En descendant vers le nord le long de Prof. Kazım İsmail Gürkan Caddesi, l’activité bascule vers les arts du livre et du papier. Cette artère et les ruelles adjacentes regroupent plusieurs ateliers de reliure artisanale (mücellit) ainsi que des maîtres de papier marbré (Ebru). Dans ces échoppes de quelques mètres carrés, les artisans préparent le bain d’eau épaissie à la gomme adragante avant d’y projeter des pigments naturels au pinceau en poils de crin de cheval. Une feuille de papier d’art marbré format standard s’achète entre 250 TL (5 EUR) et 750 TL (15 EUR) selon la complexité du motif et le nombre de passages de couleurs.
Les ateliers de la rue fonctionnent généralement du lundi au vendredi de 09h00 à 18h00, et ferment le dimanche.
Itinéraire pas à pas de Çemberlitaş à Cağaloğlu
Ce parcours pédestre de deux kilomètres relie la crête de la colonne de Constantin aux quais de la Corne d’Or à travers l’ancien quartier de la presse ottomane. Prévoyez une durée totale de trois heures, ce qui vous laisse le temps d’observer le travail du métal dans les cours d’artisans et de marquer les arrêts nécessaires autour d’un thé. Cet itinéraire reliant Sultanahmet au Grand Bazar traverse des venelles pavées parfois raides, où les trottoirs rétrécissent au passage des livreurs de rouleaux de papier.
- Descendez à l’arrêt Çemberlitaş de la ligne de tram T1 (le trajet coûte 46,20 TL, soit 0,92 EUR sur une Istanbulkart).
- Contournez le fût de porphyre de la colonne de Constantin par la droite, puis passez devant l’édifice historique de la bibliothèque Atıf Efendi Kütüphanesi pour observer son appareillage de briques et de pierres de taille.
- Franchissez la voûte basse de la médersa Çorlulu Ali Paşa pour vous asseoir sur un tabouret en bois dans la cour ombragée, où un verre de thé noir coûte 50 TL, soit 1 EUR.
- Traversez l’esplanade dallée et la cour extérieure de la mosquée Nuruosmaniye vers sa porte nord, qui débouche sur les comptoirs des changeurs et des orfèvres bordant le Grand Bazar.
- Empruntez la ruelle en pente de Molla Fenari Sokak vers le nord pour voir les minuscules échoppes d’outils d’horlogerie et les cours intérieures occupées par les sertisseurs.
- Longez l’entrée des bains historiques de Cağaloğlu Hamamı, bâtis en 1741, reconnaissables à leur double coupole et à leur portail baroque ottoman.
- Poursuivez la descente par les passages des imprimeurs et des papetiers de Cağaloğlu pour déboucher sur le carrefour ferroviaire de Sirkeci.
Conseil de terrain : Dans Molla Fenari Sokak, j’ai longtemps hésité avant de pousser les portes cochères non signalées. Montez sans crainte au deuxième étage du premier han venu entre 10h et 16h : les artisans laissent leurs ateliers ouverts et travaillent le métal sous vos yeux sans exiger d’achat.
Une fois parvenu au niveau des quais de Sirkeci, traversez la chaussée vers les embarcadères pour découvrir l’art du balık ekmek à Karaköy et les meilleures adresses du marché aux poissons sur l’autre rive du pont. Le circuit s’achève à la station Sirkeci, où se croisent la ligne de tram T1 et la ligne de train sous-marin Marmaray.
Repères pour organiser votre descente vers Sirkeci
Pour observer ces ateliers en pleine activité, commencez votre marche un matin de semaine entre 9 h 30 et 11 h 00. Le samedi après-midi et le dimanche, les rideaux de fer des hans restent tirés et ces passages ne montrent que des façades aveugles. Je vous conseille de laisser de côté les boutiques d’antiquités qui bordent directement l’avenue Bab-ı Âli : leurs gravures ottomanes sont la plupart du temps de simples réimpressions vendues trois fois plus cher que dans les arrière-cours spécialisées d’Eminönü.
La transition s’opère d’elle-même au fil de la descente : le cliquetis régulier des presses et l’odeur d’encre d’Alayköşkü Caddesi s’estompent à mesure que l’air marin et les klaxons s’imposent près de la gare de Sirkeci. Une fois parvenu en bas de la colline, prenez directement la ligne de tramway T1 ou traversez vers l’embarcadère des ferries, car remonter cette pente à pied aux heures chaudes de l’après-midi ne présente aucun intérêt.



